Fiscalité de la Succession Entre la France et le Maroc : Tout Savoir
À retenir
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- Les montants marocains sont exprimés en dirhams (MAD) avec un équivalent en euros calculé sur une base indicative de 11 MAD pour 1 € ; les taux de change évoluant, ces conversions servent uniquement de repère.
- Avant d’entrer dans le détail, voici les principaux repères chiffrés qui encadrent une succession franco-marocaine en 2026.
- Sources : administration fiscale française (impots.gouv.fr), Direction Générale des Impôts du Maroc (tax.gov.ma), convention fiscale franco-marocaine de 1970.
Mis à jour 2026. La gestion de la fiscalité successorale entre la France et le Maroc figure parmi les questions les plus délicates que rencontrent les familles binationales et les expatriés français propriétaires d’un bien à Marrakech ou Agadir. Chez Armonia Solutions, société présente à Paris et à Marrakech et forte de plus de 25 ans d’expérience accompagnant les propriétaires franco-marocains, nous constatons chaque année les mêmes écueils : double imposition mal anticipée, conflit entre droit civil français et règles successorales marocaines, et formalités négligées qui retardent le règlement de la succession pendant des mois. Cet article fait le point, de façon complète et pédagogique, sur les mécanismes à connaître pour transmettre un patrimoine de part et d’autre de la Méditerranée sans mauvaise surprise.
Notre objectif n’est pas de remplacer le notaire ou l’avocat fiscaliste – leur intervention reste indispensable – mais de vous donner une vision claire des enjeux, des ordres de grandeur chiffrés et des bons réflexes à adopter en amont. Les montants marocains sont exprimés en dirhams (MAD) avec un équivalent en euros calculé sur une base indicative de 11 MAD pour 1 € ; les taux de change évoluant, ces conversions servent uniquement de repère.
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Chiffres clés (2026)
Avant d’entrer dans le détail, voici les principaux repères chiffrés qui encadrent une succession franco-marocaine en 2026. Ils permettent de saisir d’un coup d’œil pourquoi l’anticipation est déterminante.
| Indicateur | France | Maroc |
|---|---|---|
| Abattement en ligne directe (par enfant) | 100 000 € | Pas de droits de succession en ligne directe |
| Taux des droits de succession | 5 % à 45 % (barème progressif) | 0 % entre ascendants/descendants, époux, frères et sœurs |
| Droits d’enregistrement sur mutation (héritage de biens) | Inclus dans les droits | ≈ 1,5 % à 4 % selon les actes |
| Convention fiscale franco-marocaine | Convention du 29 mai 1970 (évite la double imposition sur le revenu ; pas de volet spécifique aux successions) | |
| Délai de déclaration de succession (France) | 6 mois (décès en France) / 12 mois (décès à l’étranger) | |
Sources : administration fiscale française (impots.gouv.fr), Direction Générale des Impôts du Maroc (tax.gov.ma), convention fiscale franco-marocaine de 1970. Données consolidées début 2026.
Comprendre deux logiques fiscales opposées
La première difficulté vient du fait que la France et le Maroc ne traitent pas du tout la succession de la même manière. En France, l’héritage est lourdement fiscalisé : après un abattement de 100 000 € par enfant et par parent, la part taxable est soumise à un barème progressif qui grimpe de 5 % jusqu’à 45 % pour les tranches les plus élevées. Un enfant recevant 400 000 € d’un parent acquittera ainsi des droits significatifs, calculés tranche par tranche sur les 300 000 € dépassant l’abattement.
Au Maroc, la logique est inverse. Le droit musulman, qui régit le statut personnel des ressortissants marocains, organise la dévolution successorale (les fameuses parts réservées, le principe de la fara’id), mais l’État ne prélève pas de droits de succession en ligne directe entre parents et enfants, entre époux, ou entre frères et sœurs. Ce qui s’apparente à une fiscalité, ce sont surtout les droits d’enregistrement et de conservation foncière lors du transfert de propriété du bien immobilier, généralement compris entre 1,5 % et 4 % de la valeur, auxquels s’ajoutent des frais d’adoul (notaires traditionnels) ou de notaire moderne.
Cette opposition crée une zone de friction : un résident fiscal français qui hérite d’un riad à Marrakech peut se voir réclamer des droits en France sur ce bien étranger, alors même que le Maroc ne l’a pas taxé. C’est tout l’enjeu de la résidence fiscale et des règles de territorialité que nous détaillons plus loin.
Le critère décisif : la résidence fiscale du défunt et de l’héritier
En matière successorale, la France applique une règle de territorialité large fondée sur l’article 750 ter du Code général des impôts. Trois situations doivent être distinguées, car elles déterminent si un bien situé au Maroc entre ou non dans l’assiette taxable française.
| Situation | Biens taxés en France |
|---|---|
| Défunt résident fiscal de France | Tous les biens, français comme étrangers (y compris le bien marocain) |
| Défunt non-résident, héritier résident fiscal de France depuis 6 ans au moins sur les 10 dernières années | Tous les biens reçus par cet héritier, y compris étrangers |
| Défunt et héritier non-résidents fiscaux de France | Uniquement les biens situés en France |
Concrètement, un père installé à Marrakech depuis quinze ans, non-résident fiscal français, qui transmet son riad à un enfant lui aussi expatrié au Maroc, échappe à l’impôt successoral français sur ce bien. À l’inverse, si l’enfant est resté résident français, le bien marocain pourra être intégré à l’assiette française. La durée de résidence de l’héritier (la règle des 6 ans sur 10) est l’un des leviers d’optimisation les plus méconnus.
La convention fiscale franco-marocaine de 1970 évite la double imposition sur les revenus, mais elle ne comporte pas de volet spécifique aux droits de succession. En l’absence de convention successorale dédiée, la France accorde toutefois, sous conditions, un crédit d’impôt égal aux droits acquittés à l’étranger sur les biens qui y sont situés, ce qui atténue le risque de double prélèvement – même si, au Maroc, ces droits sont souvent nuls en ligne directe.
La transmission d’un bien immobilier marocain étape par étape
Lorsqu’un bien immobilier marocain doit être transmis, plusieurs formalités locales s’imposent indépendamment de la fiscalité française. La première consiste à établir l’acte d’hérédité (acte de filiation et de dévolution successorale) devant adouls ou notaire, document qui désigne officiellement les héritiers et leurs quotes-parts selon les règles applicables. Vient ensuite la mise à jour du titre foncier auprès de l’Agence Nationale de la Conservation Foncière (ANCFCC), étape indispensable pour que les héritiers deviennent propriétaires en titre et puissent, le cas échéant, vendre ou louer le bien.
Les coûts associés restent modérés comparés à la fiscalité française. Voici une fourchette indicative des frais de mutation successorale au Maroc pour un bien d’une valeur de 2 200 000 MAD (≈ 200 000 €).
| Poste | Base / taux | Montant estimé (MAD) | Équivalent € |
|---|---|---|---|
| Droits d’enregistrement de l’acte d’hérédité | Forfait / faible pourcentage | ≈ 5 000 | ≈ 455 € |
| Conservation foncière (inscription) | ≈ 1 % de la valeur | ≈ 22 000 | ≈ 2 000 € |
| Honoraires adoul / notaire | ≈ 0,5 % à 1 % | ≈ 11 000 à 22 000 | ≈ 1 000 à 2 000 € |
| Frais divers (copies, traductions, légalisations) | Forfait | ≈ 3 000 | ≈ 270 € |
Ces ordres de grandeur montrent qu’au Maroc, le coût de la transmission tient surtout aux frais d’acte et d’enregistrement, et non à un impôt successoral proprement dit. Pour un expatrié, l’enjeu financier majeur reste donc, le plus souvent, la fiscalité française. Pour approfondir les démarches locales, consultez notre guide dédié à la transmission de patrimoine au Maroc pour les expatriés.
Déclarer un bien marocain au fisc français
Un héritier résident français doit intégrer la valeur du bien marocain dans la déclaration de succession déposée en France, dans le délai de six mois (décès survenu en France) ou douze mois (décès à l’étranger). La valeur retenue est la valeur vénale au jour du décès, qu’il convient de justifier par une estimation sérieuse : avis de valeur d’une agence locale, comparables de marché, voire expertise. Sous-évaluer le bien pour alléger les droits expose à un redressement assorti d’intérêts de retard et de pénalités.
Si des droits ont été acquittés au Maroc sur ce bien, l’héritier peut, en principe, les imputer sur les droits français via le mécanisme du crédit d’impôt étranger, dans la limite de l’impôt français correspondant à ce bien. Ce mécanisme évite de payer deux fois ; encore faut-il conserver l’ensemble des justificatifs d’acquittement marocains, traduits et légalisés. Notre guide sur les droits des héritiers en cas de succession franco-marocaine détaille les pièces à réunir.
Anticiper de son vivant : donation, démembrement et assurance-vie
La meilleure manière de réduire la facture successorale reste l’anticipation. Plusieurs outils, parfaitement légaux, permettent d’alléger la transmission d’un patrimoine franco-marocain.
La donation de son vivant permet d’utiliser l’abattement de 100 000 € par enfant et par parent, renouvelable tous les quinze ans. Un couple peut ainsi transmettre 400 000 € à deux enfants en franchise de droits, puis recommencer quinze ans plus tard. Le démembrement de propriété (donation de la nue-propriété en conservant l’usufruit) réduit la base taxable, car seule la valeur de la nue-propriété – calculée selon l’âge de l’usufruitier – est soumise aux droits. L’assurance-vie, enfin, bénéficie d’un régime spécifique avantageux pour les primes versées avant 70 ans.
| Outil | Avantage principal | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Donation simple ou-partage | Abattement 100 000 € / enfant tous les 15 ans | Acte notarié requis ; irrévocable |
| Démembrement (nue-propriété / usufruit) | Base taxable réduite selon l’âge | Gestion du bien partagée jusqu’au décès |
| Assurance-vie (primes avant 70 ans) | Abattement 152 500 € par bénéficiaire | Souscription côté français conseillée |
| Société civile (SCI) | Transmission progressive de parts | Comptabilité et formalisme à respecter |
Attention toutefois : pour un bien situé au Maroc, la combinaison du droit civil français et du droit marocain peut limiter certaines options. Le recours à une SCI de droit français détenant un bien marocain, par exemple, soulève des questions de reconnaissance locale qu’il faut impérativement faire valider par un professionnel des deux côtés.
Simulateur des droits de succession France–Maroc
Utilisez ce simulateur indicatif pour estimer les droits de succession en ligne directe (parent vers enfant) côté français, après application de l’abattement de 100 000 € par enfant. Saisissez la valeur nette de la part recueillie par l’héritier, puis cliquez sur Calculer. Les résultats sont fournis à titre pédagogique et ne remplacent pas l’avis d’un notaire.
Étude de cas chiffrée
Prenons l’exemple de Madame B., résidente fiscale française, qui hérite de son père décédé à Marrakech. La succession comprend un appartement à Lyon évalué à 250 000 € et un riad à Marrakech estimé à 2 200 000 MAD (≈ 200 000 €). Le père étant non-résident fiscal français mais Madame B. résidant en France depuis plus de six ans, l’ensemble des biens entre dans l’assiette française.
La part taxable totale s’élève à 450 000 €. Après l’abattement de 100 000 €, la base imposée est de 350 000 €. En appliquant le barème progressif français, les droits s’élèvent à environ 68 000 € (≈ 748 000 MAD). Côté marocain, les frais de mutation du riad (enregistrement, conservation foncière, honoraires) représentent environ 40 000 MAD (≈ 3 600 €). Comme le Maroc ne prélève pas de droits de succession en ligne directe, le crédit d’impôt étranger imputable reste faible : l’essentiel de la charge demeure française.
Si le père avait, dix ans plus tôt, donné la nue-propriété du riad à sa fille tout en conservant l’usufruit, la base taxable au décès aurait été sensiblement réduite, générant une économie de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cet écart illustre l’intérêt d’une planification menée très en amont.
Outils pratiques : la checklist du règlement successoral franco-marocain
Pour ne rien oublier, voici la liste des démarches à mener, dans l’ordre, lorsqu’une succession franco-marocaine s’ouvre :
- Réunir l’acte de décès et le faire traduire et légaliser pour usage dans les deux pays.
- Identifier la résidence fiscale du défunt et de chaque héritier (critère déterminant de l’assiette française).
- Faire établir l’acte d’hérédité au Maroc devant adouls ou notaire.
- Obtenir une estimation écrite et datée de la valeur vénale du bien marocain au jour du décès.
- Mettre à jour le titre foncier auprès de la Conservation Foncière (ANCFCC).
- Déposer la déclaration de succession en France dans le délai (6 ou 12 mois).
- Conserver tous les justificatifs d’impôts payés au Maroc pour le crédit d’impôt étranger.
- Vérifier les options d’étalement ou de paiement différé des droits auprès du fisc français.
Retours d’expérience
Scénario 1 – L’anticipation gagnante. Un couple franco-marocain proche de la soixantaine nous a consultés pour organiser la transmission de leur riad et de leur résidence parisienne. En échelonnant des donations de nue-propriété sur deux périodes de quinze ans, leurs deux enfants devraient hériter en réduisant très sensiblement les droits, par rapport à une transmission non préparée.
Scénario 2 – La double résidence clarifiée. Une héritière pensait devoir payer des droits au Maroc sur la maison familiale d’Agadir. Après analyse, le Maroc ne prélevant pas de droits en ligne directe, seuls les frais de mutation étaient dus localement ; l’essentiel de la fiscalité était français, ce qui a permis de recentrer la stratégie sur l’optimisation côté France.
Scénario 3 – Le délai sauvé de justesse. Une famille avait laissé passer plusieurs mois sans entamer la déclaration française après un décès à l’étranger. En réunissant rapidement l’acte d’hérédité marocain et une estimation du bien, le dossier a pu être déposé dans le délai de douze mois, évitant intérêts de retard et pénalités.
FAQ – Succession France-Maroc
Le Maroc prélève-t-il des droits de succession ? Non, pas en ligne directe (parents, enfants, époux, frères et sœurs). Seuls des droits d’enregistrement et de conservation foncière s’appliquent lors du transfert du bien, généralement entre 1,5 % et 4 % de la valeur.
Dois-je déclarer mon riad marocain au fisc français ? Oui, si vous êtes héritier résident fiscal français ou si le défunt l’était. La valeur vénale au jour du décès doit figurer dans la déclaration de succession française.
Existe-t-il une convention contre la double imposition successorale ? La convention franco-marocaine de 1970 couvre les impôts sur le revenu, pas spécifiquement les successions. La France accorde toutefois un crédit d’impôt pour les droits effectivement payés à l’étranger.
Quel est le délai pour déclarer la succession en France ? Six mois si le décès est survenu en France, douze mois s’il a eu lieu à l’étranger, ce qui est fréquent pour les expatriés installés au Maroc.
Comment est calculée la valeur du bien marocain ? À sa valeur vénale réelle au jour du décès, justifiée par un avis de valeur, des comparables ou une expertise. La sous-évaluation expose à un redressement.
La donation de son vivant est-elle intéressante ? Oui, c’est souvent le levier le plus efficace : l’abattement de 100 000 € par enfant se renouvelle tous les quinze ans, et le démembrement réduit encore la base taxable.
Peut-on étaler le paiement des droits ? L’administration française admet, sous conditions, le paiement fractionné ou différé des droits de succession, notamment lorsque l’actif est essentiellement immobilier.
Faut-il un notaire dans chaque pays ? En pratique, oui : un notaire français pour la succession et la déclaration en France, et un notaire ou adoul marocain pour l’acte d’hérédité et la mise à jour du titre foncier.
Que se passe-t-il si plusieurs héritiers ne s’entendent pas ? Le bien tombe en indivision. Il est alors conseillé d’organiser rapidement la sortie d’indivision (vente, rachat de parts ou partage) pour éviter le blocage de la gestion locative.
Gérer ou valoriser un bien hérité à Marrakech
Une fois la succession réglée et le titre foncier mis à jour, une question concrète se pose : que faire du bien hérité ? Beaucoup d’héritiers expatriés ne souhaitent ni occuper ni vendre immédiatement le riad ou l’appartement familial, mais redoutent les contraintes de gestion à distance. C’est précisément là qu’une solution de conciergerie et de gestion locative prend tout son sens. Mettre le bien en location courte durée permet de couvrir les charges (taxe de services communaux, entretien, syndic) tout en générant un revenu, sans laisser le logement se dégrader pendant les longues périodes d’inoccupation.
La rentabilité d’un bien hérité dépend de son emplacement, de son état et du niveau de service proposé aux voyageurs. À Marrakech, un riad rénové dans la médina ou un appartement à Guéliz peut afficher des taux d’occupation élevés en haute saison, à condition d’être correctement commercialisé sur les plateformes et entretenu après chaque séjour. Pour un héritier résidant en France, déléguer l’accueil, le ménage, la maintenance et la gestion des réservations à une équipe locale évite les allers-retours et professionnalise l’exploitation du bien.
Sur le plan fiscal, les revenus locatifs perçus au Maroc par un résident français doivent être déclarés en France, la convention de 1970 déterminant les modalités d’imposition et l’élimination de la double imposition sur ces loyers. Là encore, l’anticipation et un bon accompagnement comptable évitent les erreurs. Transformer un bien hérité en actif productif, plutôt que le laisser dormir ou le brader dans l’urgence, est souvent la décision patrimoniale la plus rationnelle pour les familles franco-marocaines.
Conclusion
Une succession franco-marocaine se joue d’abord sur l’anticipation et la bonne compréhension de deux systèmes qui ne fonctionnent pas selon la même logique. Côté marocain, l’absence de droits en ligne directe simplifie la transmission ; côté français, le barème progressif impose une planification rigoureuse pour préserver le patrimoine familial. Donations, démembrement, assurance-vie et choix de résidence sont autant de leviers à actionner bien avant l’ouverture de la succession.
Chez Armonia Solutions, nous accompagnons depuis plus de 25 ans les propriétaires franco-marocains, à Paris comme à Marrakech, pour structurer leur patrimoine, gérer leurs biens en location et préparer leur transmission. Besoin d’un point personnalisé sur votre situation ? Contactez nos équipes pour un premier échange confidentiel.
Sources et références
Administration fiscale française – droits de succession et barèmes : impots.gouv.fr. Direction Générale des Impôts du Maroc : tax.gov.ma. Convention fiscale franco-marocaine du 29 mai 1970. Code général des impôts français, article 750 ter. Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé ; consultez un notaire ou un avocat fiscaliste pour votre situation.









